Photographies et récits d'évènements météo et de nature
jeudi 23 juillet 2015
Orages caniculaires du 21 juillet 2015 entre Gard et Hérault
Vous l'avez sans doute remarqué : nous vivons un début d'été exceptionnel, marqué par la canicule et la sécheresse. Les orages sont très discrets cette année et les occasions de faire des photos sont limitées.
En résumé : des orages isolés qui font du bien après plusieurs semaines de fortes chaleurs stables. On regrettera toutefois le peu de foudre, les orages caniculaires du secteur nous ayant habitué à mieux !
samedi 13 juin 2015
Orages des 9 et 11 juin 2015 dans le Gard et l'Hérault
Salut !
Comme prévu, la semaine a été très orageuses dans le Gard et l'Hérault. Je n'ai pas eu l'occasion de faire beaucoup de photos mais voici quelques images.
Mardi 9 juin 2015 :
En fin d'après-midi, les orages se développent sur les Cévennes et leur piémont. Malheureusement la foudre demeure la plupart du temps cachée dans les fortes précipitations.
Photo réalisée depuis les hauteurs de Pompignan (Gard) en direction du secteur de Durfort :
Orages du 11 juin 2015 :
Jeudi 11 juin en début de nuit, une forte dégradation orageuse est prévue pour le lendemain (les orages seront effectivement violents, notamment dans le secteur de Narbonne ainsi que sur le littoral héraultais et gardois avec des inondations locales).
Des averses orageuses s'organisent à l'avant du forçage principal et remontent de la Méditerranée en direction de la Camargue. Voici deux images réalisées depuis les environs de Restinclières (extrême Est de l'Hérault) :
Puissant et très lumineux coup de foudre positif lointain :
Bel éclair internuageux, descendant très bas mais n'arrivant pas à se connecter avec le sol :
D'autres orages sont possibles ce week-end dans la région. A suivre...
A bientôt.
Vincent Lhermet.
lundi 8 juin 2015
Orages d'évolution diurne des 7 et 8 juin 2015 dans le Gard
Salut !
Reprise d'activité du blog avec le retour des conditions agitées, en l'occurrence des orages.
Depuis hier des orages d'évolution diurne concernent la Lozère, le Gard et l'Hérault. Les reliefs sont concernés en début d'après-midi, avant un décalage vers les plaines le soir.
Des orages ponctuellement violents (intenses précipitations, grêle et rafales de vent) mais au développement anarchique donc difficiles à photographier.
Voici quelques photos pour témoigner des deux dernières après-midi.
Dimanche 7 juin 2015.
Cellule isolée sur les Cévennes vue depuis le col du lac au dessus de Sumène (Gard), un impact s'abat sur les serres en arrière plan, alors que le soleil brille sur ma position :
Par la suite, un système multicellulaire violent va concerner l'intérieur du Gard, entre le Nord de Sommières et l'Ouest de Nîmes. Des chutes de grêle marquées seront observées par endroit, à Fontanès notamment.
Voici l'orage photographié depuis Lédignan vers 18h20. La massivité et l'opacité du rideau de précipitations témoignent de la virulence de cet orage :
Nouveaux orages durant l'après-midi du lundi 8 juin 2015, notamment sur les plaines de l'Hérault, jusqu'à Montpellier.
En fin d'après-midi les cellules orageuses concernaient un secteur allant du lunellois aux Costières.
Vers 18h20 aux alentours de Beauvoisin (Gard). Petit impact peu intense à l'avant du rideau de pluie et de grêle :
La suite de la semaine s'annonce encore très instable avec de nouveaux orages attendus sur le Languedoc. A suivre donc...
A bientôt !
Vincent Lhermet.
dimanche 1 mars 2015
ARCHIVES : tempête de neige historique à Nîmes le 7 mars 2010
Salut !
Il y a 5 ans, Nîmes et sa région étaient touchés par une tempête de neige historique, la plus forte depuis plus de 40 ans.
Je vous propose de revenir sur cet évènement mémorable via le récit et les photos que j'avais fait à l'époque.
En ce 7 mars 2010 ce sont entre 20 et
25 cm de neige qui ont recouvert le centre ville de Nîmes. Tombés en quelques heures, il s'agit de la
plus grosse chute depuis plus de 40 ans voire plus de 60 ans pour le
centre ville... (environ 23 cm à Nîmes Garons en 1974 pour le dernier
record) mais on était au dessus de 1974 hier dans le centre a priori.
Voici une série de photos réalisée dans le centre historique de la ville,
en plein coeur de la tempête de neige entre 22h30 et Minuit environ,
avec les célèbres monuments en guest star. Sur les premières photos, la
couche est donc loin d'être à son maximum puisqu'il est tombé pas loin de
10 cm entre 23h00 et Minuit.
Les flocons n'apparaissent pas sur
certaines photos car j'ai fait des poses longues sans flash. Avec le
flash ils apparaissent, vous verrez de vous même.
Vers 18h30 : l'épisode débute en fanfare avec une énorme averse déposant près de 2 cm en 15 mn !
Vers 22h30 : Porte de France, début de ma balade aux aspects montagnards. Les pins ont un aspect bizarre ici...
On arrive aux Arènes... Quelques instants après cette photo, un flash énorme suivi d'un coup de tonnerre surpuissant ! Yes yes un orage de neige, le pied total, depuis que j'attendais ça (décembre 2002 en Lozère mon dernier orage de neige) !
Nimeno II n'en revient pas. Ollléééé !
La place du marché... Samedi Midi, les gens mangeaient dehors et les terrasses étaient prises d'assaut...
Le croco retournerait bien sous des cieux plus hospitaliers...
La place de l'Horloge. Les intensités deviennent démentes et le vent est bien présent. Dur dur de faire de la photo !
Le Carré d'Art de Foster n'a jamais vu autant de neige...
...
la Maison Carrée elle, a du voir pire... Mais la chute de neige est
énorme, on est transformé en bonhomme de neige en quelques secondes !
Vers
le quai de la Fontaine : coup de flash pour éclairer les flocons bien
denses. La couche commence à devenir très conséquente...
Le canal de la Fontaine : splendide !
La même sans le flash pour plus de douceur...
Accalmie temporaire et ambiance surréaliste vers la place d'Assas.
Le boulevard Hugo durant l'accalmie.
Fin de la balade : 22 cm relevé sur les voitures. Il neigera encore un petit moment avec quelques cm supplémentaires...
Soirée
qui restera gravée dans ma mémoire, d'autant plus de nuit avec la ville
quasi déserte et la lumière si particulière... Pas sûr de revoir ça de
sitôt dans le coin...
Fin du récit. Maintenant place au printemps, j'attends avec impatience les premières manifestations orageuses de la "saison chaude".
A bientôt !
Vincent
mardi 20 janvier 2015
ARCHIVES : Mont Lozère sous la neige en février 2009.
Pour l'instant l'hiver 2014-2015 reste peu enneigé sur les montagnes du Sud du Massif Central. Depuis 2 jours, les Cévennes sont sous la neige mais les hauteurs au sol restent très modestes...
L'occasion pour moi de reposter des archives datant de février 2009, au coeur d'un hiver exceptionnel ayant donné des hauteurs de neige phénoménales sur les sommets de l'Aigoual et du Mont Lozère.
Voici le récit illustré d'une après-midi sur le Mont Lozère le 14/02/2009.
"Les sommets cévenols connaissent un hiver particulièrement rigoureux
et ce depuis novembre sans interruption. Plusieurs épisodes cévenols, de
nombreuses tempêtes de vent du Nord : le cocktail explosif pour de
grosses épaisseurs et d'énormes congères.
Sur le Mont Lozère
(point culminant du massif à 1699 m d'altitude) les hauteurs de neige
actuelles sont énormes : environ 1.5 à 2 m de neige (voire plus par
endroit, dur à estimer...) en hauteur égale à 1500 m d'altitude et des
congères estimées à plus de 5 m de haut dans les secteurs exposés. Ce
sont les plus fortes hauteurs de neige depuis 13 ans (Mars 1996), peut
être même depuis 23 ans et le mythique Février 1986 qui détient tous les
records de neige dans le secteur.
Petit topo des conditions
météo lors de la sortie : environ -8°C pour la maximale de
l'après-midi. Vent de Nord à 50-60 km/h en moyenne avec rafales proches
des 100 km/h sur la crête = ambiance véritablement polaire. Larges
éclaircies qui étaient les bienvenues !
Allez c'est parti pour un voyage au sein des Cévennes brutes et sauvages, sans concession en cette saison.
La
route entre la station de ski du Bleymard Mont Lozère et le col de
Finiels. Elle a été ouverte à la fraiseuse bien évidemment.
De beaux murs de neige... Le vent accumule la neige dans la tranchée.
Plus de 2 m de haut pour ceux-ci : les piquets rouges servant de repères pour le déneigement ont été malmenés.
Arrivée
au col de Finiels (1541 m) avec une congère monstrueuse. Je suis tout
seul là haut car le col est indiqué comme "fermé" et les conditions ne
sont pas vraiment propices à la balade en famille aujourd'hui :
Le
départ des pistes de ski de fond au col, beaucoup de neige mais aucun
skieur, la montagne immaculée est pour moi, le bonheur total, pas une
trace sauf celles des lièvres et renards :
Début de l'ascension, dans la forêt le vent n'a pas trop déplacé la neige et les hauteurs sont impressionnantes :
La forêt autour du col et les sommets orientaux du Mont Lozère (sources du Tarn) au fond :
La
lisière exposée au Nord accumule toute la neige soufflée. Les petits
arbres sont littéralement enfouis et seule leur cime dépasse de la neige
:
Le vent soulève la neige et trouble l'horizon. Au fond le Mont Aigoual :
Ambiances
boréales ! Nous dépassons à présent les 1600 m d'altitude et approchons
de la crête. Le vent est violent et glace tout :
Le
versant Sud, où la neige est accumulée par le vent. Je délaisse la
crête trop ventée pour descendre dans ces combes gavées de poudre :
Vues vers le Sud et la haute vallée du Tarn (village du Pont de Montvert en fond de vallée) depuis une des grosses congères :
Accumulations et paysages de rêve dans les combes Sud... Le relief est gommé par les quantités monstrueuses de neige :
Vues vers la crête depuis une des combes :
Ce
que l'on appelle la "zone de combat", la limite supérieure de la
forêt... Elle n'a jamais si bien porté son nom, les arbres sont à la
lutte :
Les arbres semblent être autant de silhouettes humaines pliant sous la dureté du climat local :
Des
paysages de rêve... totalement vierges et immaculés avec le vent qui
renouvelle sans cesse les formes neigeuses. Le paradis blanc ?
Le
"paradis" c'est bien mais passer ici sans aller au sommet c'est
sacrilège donc direction "l'enfer" dans la tourmente glaciale. Sommet de
Finiels (1699 m), il s'en fallait de peu pour qu'on ne trouve plus le
panneau...
Plongeon vers le Sud... La vallée du Tarn, le Bougès et les Cévennes méridionales au fond :
200 m de dénivelé sur le versant Sud pour récupérer la piste forestière de Prat Souteyran :
Voici la piste avec un pont qui donne une petite idée de la hauteur de neige égale ici vers 1480 m d'altitude :
La
maison forestière de Finiels, avec le gradient d'enneigement visible.
Ici à 1480 m plus beaucoup de neige dans les arbres, tout en haut, les
arbres sont entièrement blancs :
Toujours ce versant Sud surgavé de neige :
Ici un pont qui n'est quasiment plus visible. Le relief du ruisseau est gommé, les arbres engloutis :
La large piste forestière a disparu du paysage, les congères et la neige ont tout nivelé, quelques pins surnagent péniblement :
Retour vers la tourmente, au niveau d'un petit col d'où déboule le vent du Nord chargé de neige volatile :
Le paysage disparaît derrière un voile blanc. Quand on respire on avale la neige en suspension :
Photos en contre jour violent pour tenter de montrer la neige en suspension. Un peu lugubre comme ambiance :
Retour vers la forêt du col sous un soleil déclinant :
Photo
prise depuis une congère de 3 m de haut par rapport au pied des arbres
où il y a 1.5 à 2 m de neige avant le sol. Vertige...
Une de ces immenses congères... mais on manque de repères pour en apprécier la hauteur réelle.
Retour sur la route du col de Finiels, somme toute assez peu visible. Le petit "trou" est un pont qui franchit un ruisseau. Tout est gommé...
La route du col. Les bâtons font 140/150 cm de haut :
La congère du parking du col de Finiels (1541 m) : la folie...
Les
services de déneigement du Conseil Général avec les grands moyens... En
fait ils m'attendaient, j'étais le seul à avoir garé sa voiture là haut et ils
voulaient fermer la route (en mettant un gros bourrelet de neige sur la
chaussée) avant la nuit... Oups désolé messieurs (ils ont du me prendre pour un fada encore ceux là, pas grave...).
Redescente
vers la station de ski avec la voiture de l'éclaireur devant et le
chasse neige derrière moi. C'est fini pour ce coup-ci...
Hiver
mémorable, pleins de souvenirs gravés, et ce n'est peut être pas fini, à
ces altitudes les hauteurs maximales sont souvent atteintes fin Février
/ début Mars".
Voilà pour ce récit datant d'il y a 6 ans... Tout cela parait bien lointain tant les 4 derniers hivers ont été peu enneigés sur les Cévennes. Mais il reste encore plusieurs semaines avant de tirer le rideau sur la saison hivernale donc qui sait...
A bientôt
Vincent.
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