samedi 25 juillet 2020

Orages des 22 et 23 juillet 2020 dans le Gard

Salut !

 

La semaine qui s'achève a été riche en orages dans le Gard et les alentours.

 

Dès le mardi 21 juillet 2020, de forts orages touchaient notamment la Lozère mais aussi le Nord du Gard et l'Ardèche. Je tentais une interception en début de nuit dans la basse vallée du Rhône mais ce déplacement se soldait par un échec cuisant : impacts de foudre visibles depuis la voiture pendant mon trajet pour me positionner puis affaissement rapide des orages... Résultat : un appareil photo qui n'a même pas l'occasion de sortir du sac.

 

Le 22 juillet, la situation était beaucoup plus dynamique, encore une fois sur le Nord du Gard et la frontière avec l'Ardèche notamment.

 

Direction la vallée de la Cèze en fin d'après-midi après le travail, alors que les orages sont déjà en place depuis un certains temps sur le Sud Ardèche. Arrivé dans le secteur de Rochegude je pouvais constater de magnifiques bases et des rideaux de précipitation prometteurs : l'orage est assurément costaud ! 

 

19h30 : me voilà positionné devant un imposant rideau de pluie et de grêle tout proche, seulement à 2 ou 3 km plus au Nord de ma position. Bases tourmentées et ambiances typiques des orages grêligènes. La grêle provoquera d'ailleurs des dégâts à quelques kilomètres de là, à Goudargues notamment.

 

 

Malheureusement, très peu de foudre visible en dehors des précipitations à ce moment là. Un seul impact sera vraiment aperçu et capturé.

 

19h40 : un puissant impact daigne enfin se montrer en dehors des précipitations 

 

 

L'outflow devient ensuite assez puissant et la pluie ne tarde pas à gagner ma position tandis que la foudre commence à devenir abondante lorsque l'orage se décale sur le massif de Méjannes-le-Clap.  Mais je ne peux pas photographier dans cette direction où les vues sont totalement bouchées. J'enrage et je décide de me repositionner plus au Sud pour sortir du rideau de pluie qui tend à gagner vers le SE.

 

Problème : une autre cellule a éclot vers Alès, je me retrouve donc pris en tenaille entre deux orages. Je sais que je ne vais pas pouver rester longtemps à l'abri des fortes pluies.


Arrivé au niveau d'Allègre-les-Fumades je suis temporairement au sec, entre les deux cellules et une soudaine activation de la foudre se met en place. 

 

Les impacts sont proches et en air sec, je m'arrête en catastrophe au niveau d'un champ m'offrant un semblant de vue dégagée et là c'est le festival pendant 5-10 mn avec plusieurs coups de foudre tombant parfois à quelques centaines de mètres, le tout dans une ambiance sonore marquée par le déluge tout proche. La foudre s'abat parfois dans mon dos, parfois sur le côté... Le manque de chance est flagrant !

 

20h12 : un des seuls impacts capturés lors de cette séquence. Assurément pas le plus proche ni le plus esthétique malheureusement.

 

 

Les trombes d'eau ne tardent pas à arriver et je dois rapidement plier bagage. Direction le Sud pour essayer de sortir des noyaux durs. Les pluies sont localement très fortes et les ruissellements intenses : une éternité que je n'avais pas traversé un fort orage... C'est dire...

 

Après moult hésitations je me positionne à Saint-Hilaire-de-Brethmas près d'Alès où je peux observer l'éclosion de nouvelles cellules orageuses sur la haute vallée de la Cèze. C'est un peu lointain mais je ne souhaite pas me repositionner encore une fois.


Avec la tombée du jour, le ciel prend des couleurs magiques. Les légers rideaux de pluie des orages naissants filtrent les rayons du soleil. Malheureusement, les impacts de foudre se font rares et sont très brefs et peu spectaculaires vu la distance.


21h08 : un aperçu de cette ambiance vespérale au téléobjectif (85 mm sur appareil petit capteur)



En se décalant vers l'Est l'orage devient totalement isolé et se conjugue avec le coucher de soleil pour donner une scène digne de la monsoon des déserts du SO des États-Unis.


21h21 : la foudre vient compléter la scène. C'est magique, je suis aux anges.



 

21h43 : l'orage se renforce en glissant au Nord du Mont Bouquet où d'autres photographes postés là-haut réaliseront des captures exceptionnelles de ces éclairs.

 


 

21h48 : dernière photo de la soirée, montrant notamment le puissant rideau de précipitations isolé qui s'est mis en place sous l'orage



Je rentre à la maison satisfait, quoi qu'un peu frustré de ne pas avoir vraiment pu assouvir ma passion de la foudre proche. Ces orages étaient toutefois les plus beaux depuis au moins deux ans dans le secteur... Il faut dire que 2019 (et le début de 2020) ont été particulièrement avares en belles situations orageuses ici !



23 juillet 2020

 

Le lendemain, les orages naissent très tôt dans l'après-midi, alors que je suis encore au travail à Nîmes. Une fois ma journée professionnelle finie, je décide de rejoindre les Alpilles (Bouches-du-Rhône) étant donné le flux favorable à un déplacement des orages du NO vers le SE.

 

Je me poste au-dessus des Baux de Provence alors que des orages en cours de d'affaissement passent devant moi... Je ne suis pas très optimiste pour cette soirée mais c'est l'occasion de profiter de la fin de journée sur un superbe point de vue où je rencontre un autre photographe venu tenter de capturer des ambiances orageuses.

Je suis ensuite rejoint par Jean-Sébastien Blanc, un des "vieux de la vieille" de la photo d'orage en France. Nous partageons une bière dans la chaleur provençale tandis que de faibles cellules glissent sur la mer au large de la Camargue. C'est très lointain et pas vraiment passionnant mais je vous montre une image pour le souvenir.

 

20h04 : un impact lointain, dans le secteur de Beauduc, avec le village des Baux au premier plan 



L'espoir renaît un peu alors que les bourgeonnements reprennent de la vigueur au loin sur les Cévennes, ce qui nous fait rester sur place...


Malheureusement il s'agira encore une fois de cellules très pauvres en foudre, à courte durée de vie et surtout très lointaines.


21h00 : impact de foudre sur le NE du Gard au coucher du soleil



Un peu plus tard, un léger rideau de pluie, bien plus proche, se matérialise juste devant moi. Je me prend à rêver d'un gros ramifié unique sous cette très faible cellule, comme cela arrive parfois... Pour une fois que le point de vue est idéal...


Mais encore une fois mes vœux ne seront pas exaucés et ce faible orage ne produira que quelques décharges intranuageuses ainsi qu'un petit internuageux que je parviens à capturer. C'était si dur que ça d'aller frapper les collines calcaires en contrebas ?


21h51 : internuageux au-dessus de la vallée du Rhône et du massif de la Montagnette



Avec la nuit tombée nous pouvons observer les flashs très lointains des cellules descendant du Larzac vers l'Hérault ainsi que d'un orage présent entre Narbonne et Béziers mais cela est définitivement hors de portée et il est donc temps d'aller retrouver un peu de repos mérité !

Place maintenant au mois d'août où j'espère bien pouvoir profiter de mes congés par capturer d'autres ambiances orageuses et surtout de la foudre nocturne décente, c'est à dire proche ! A suivre...


A bientôt


Vincent Lhermet

samedi 11 juillet 2020

Orages du 10 juillet 2020 entre Drôme provençale et Vaucluse

Salut !

 

Depuis plusieurs jours, les modèles météo indiquaient une probabilité importante d'orages sur la vallée du Rhône et le Sud de la Drôme en fin de journée du 10 juillet. En fin d'après-midi je prenais donc la route en direction du nord dans l'objectif de réaliser quelques clichés de foudre.

 

Une fois arrivé dans le Tricastin les orages étaient déjà en place quelques kilomètres plus au nord, dans le secteur de Montélimar. Je décidais de ne pas monter davantage en misant sur une activation plus au sud. 

 

18h50 : me voici posté dans le secteur de Clansayes (Drôme). Des rideaux de pluie commencent à se mettre en place sur le sud de l'Ardèche en filtrant la lumière du soleil déclinant.

 


 

Je décide alors de cadrer plus serré au téléobjectif en composant avec les silhouettes des villages perchés de Clansayes et la Garde-Adhémar. Gros coup de chance, un impact de foudre extranuageux s'abat plein cadre, sur les pentes boisées du défilé de Donzère.

 

 

 

Petit à petit la base nuageuse prend de la consistance et le rideau de précipitations s'épaissit. Malheureusement aucun impact de foudre ne sera plus visible malgré un placement et un point de vue parfait. Quel dommage étant donné la qualité du point de vue !

 

19h07 :

 

 

 

19h17 : les ambiances sont magnifiques avec le soleil de fin de journée qui filtre à l'Ouest. Mais toujours pas de foudre malgré une intense activité intranuageuse. La base nuageuse et le rideau de précipitations virent au verdâtre, signe de grêle !

 

 

 

C'est alors que l'orage s'étend subitement par le Sud : rapidement je suis englouti par d'intenses précipitations rendant toute prise de vue impossible. C'est à ce moment là que la foudre se met à se manifester !

 

Après avoir parcouru un labyrinthe de petites routes au sein de boisements, sans possibilité de vue dégagée, j'aperçois enfin une petite clairière et je décide de m'arrêter pour photographier depuis la voiture, sous la pluie de la cellule en évacuation.

 

19h48 : comme souvent, la foudre qui était absente à l'avant de l'orage, se manifeste désormais à l'arrière de la cellule qui transite sur l'enclave des Papes.

 

 

 

Je me décale alors en direction de l'est afin de gagner les vignobles de l'enclave, de manière à bénéficier de vues plus ouvertes. Pour le coup cet orage est très actif en matière de foudre. Les impacts se multiplient alors que je conduis.


Je finis par m'arrêter sur le premier chemin offrant un semblant de vue dégagée. 

 

 

20h18, de long impacts tombent à l'arrière de l'orage. Malheureusement derrière le bosquet...

 

 

 

20h19 : le plus bel impact de la série... avec un invité surprise sur la photo, à savoir le rédacteur de ces lignes. Ne me demandez pas pourquoi je suis passé devant l'appareil... Ne demandez pas non plus à l'orage pourquoi il a choisi cette fraction de seconde pour lâcher son plus beau coup de foudre. C'est ce que l'on appelle la Loi de Murphy !

 

 

 

20h34 : l'orage fini de s'évacuer en direction des Baronnies provençales

 


Constatant l'activation de nouvelles cellules plus au sud je décide de descendre dans le secteur de Vaison-la-Romaine, tout en observant encore une fois quelques flashs depuis la voiture.

 

Je finis par m'arrêter une fois la vue dégagée en direction des Dentelles de Montmirail.

 

21h08 : magnifique ambiance mais malheureusement l'orage est en train de totalement se désagréger... Seulement 2 ou 3 internuageux seront visibles.




Un peu dépité je m'aperçois que de nouvelles cellules viennent d'éclore pile à l'endroit où j'étais au tout début de cette traque orageuse ! Je reviens donc sur mes pas : direction plein nord !


Constatant qu'il me sera impossible de rattraper l'orage, je finis par me poster au sud-ouest de Valréas de manière à cadrer en direction des reliefs des Baronnies, et de la montagne de la Lance. La foudre se fait à nouveau désirer mais...


22h01 : un double impact déchire la nuit pour m'offrir ce tableau que j'affectionne tant : la foudre nocturne sur le relief. Quoi de plus beau que ce spectacle ?



Cet orage est le dernier de la journée, il poursuit son décalage vers l'est en direction des Alpes du Sud. Je décide de tenter un nouvel arrêt sur la route du retour, où j'avais précédemment repéré une vue orientée au nord-est dans l'axe de la vallée de l'Eygues et de la ville de Nyons.



22h31 : dernière image de la soirée avec ces impacts illuminant la vallée.



Encore une fois cette année, il aura fallu s'éloigner des Cévennes pour trouver la foudre... Espérons que les choses changent pour la fin du mois de juillet et le mois d'août !


A bientôt.


Vincent

lundi 6 juillet 2020

Orages de la nuit du 26 au 27 juin 2020 sur le Larzac (Aveyron)

Salut !


En ce vendredi 26 juin 2020 je choisis donc de viser le causse du Larzac, en marge SE du gros axe orageux modélisé sur le centre de l'Aveyron. Je connais le secteur mais je n'ai jamais photographié l'orage ici, je pars donc à l'aveuglette... pour une fois relativement loin de chez moi mais mon petit doigt me dit qu'il faut saisir toutes les occasions cette année ! En plus c'est le week-end donc ça se tente !
 

Erreur n°1 : s'arrêter à un camion pizza !


Comme à mon habitude je pars à l'arrache après ma journée de boulot sans avoir rien préparé... Je me retrouve donc sans rien à manger dans ma voiture à part une nectarine et un biscuit sec alors que je sais que j'en ai pour la nuit et que je pars à plus de 2 heures de la maison. Il est donc 20 heures passées quand je traverse le Vigan dans les Cévennes.  Quand je vois un camion pizza sur un rond-point à la sortie de la ville je me dis "c'est ta seule chance de manger un truc"avant demain ! Je m'arrête donc pour commander, pensant être large niveau timing.
Bien évidemment j'attends plus de 30 mn et la convection s'enclenche très rapidement.

Je suis dans la vallée de l'Arre donc sans aucune visibilité, j'en ai pour plus de 30 mn pour arriver sur le causse et ses vues dégagées. "Mode rallye activé"...


Finalement, j'arrive à temps pour me retrouver devant les premiers rideaux de pluie... qui ne s'accompagnent d'aucune activité électrique. Je peux donc manger ma pizza à moitié froide !

Je finis donc par me positionner vers l'Hospitalet du Larzac,  sur une espèce de butte le long de l'A75 avec une vue dégagée sauf vers le Sud...
 

 

Erreur n°2 : se contenter d'un point de vue médiocre trouvé à l'arrache - Ne pas avoir repéré les spots au préalable


Vers 22h00 et sans crier gare une averse se forme au Sud, dans le secteur de Lodève. Premier flash, je sors le matos et bim un gros ramifié en air sec pendant que j'installe le trépied.

Si vous avez suivi ce que j'ai dit quelques lignes plus haut vous aurez noté que la vue est bouchée vers le Sud... pile dans l'axe de cet orage ! Je vais donc louper une belle série de 5 ou 6 gros ramifiés des familles, certes lointains mais très esthétiques. Voici une des prises, avec la colline me bouchant la vue.

 



Cette cellule isolée meurt aussi rapidement qu'elle est née. Ayant une vue sympa vers le NO depuis ce spot, je décide d'y rester (erreur de débutant) car je mise sur le déplacement des futures cellules dans cette direction.

Je patiente jusqu'à 23h15 et les orages espérés se forment enfin, exactement là où je les attendais, à mon SO ! Les fameuses collines évoquées avant me bouchent encore la vue mais je mise sur le déplacement des cellules vers le NE : chose qui ne se produira pas...

Les orages prenant plutôt une direction NNE sans véritable décalage dans ma direction. C'est donc partie pour une session "photos de merde" avec vue bouchée.

J'enrage car la naissance des cellules produit de magnifiques impacts ramifiés. Voici un exemple :



 

Je suis tellement content de voir enfin des orages lâcher de la foudre de qualité que je reste près de 30 mn comme paralysé sur mon point de vue pourri...
Au bout d'un moment je retrouve ma lucidité et me décide à changer d'endroit... Je dégote un panorama dégagé vers l'Ouest sur Internet et j'y vais enfin...

Malheureusement le plus beau du spectacle (ramifiés de début d'orage) est passé mais je vais finalement rester plus de deux heures sur ce spot avec les cellules qui défilent environ 15 à 20 km à l'ouest. Un peu trop loin à mon goût mais je suis posé avec une belle vue (enfin !!!!) donc j'en profite. Voici quelques images.

Je commence d'abord à shooter au 35 mm

 



Avant de passer au 85 mm (équivalent 125 mm, je suis sur petit capteur) pour une vue plus rapprochée




Et de revenir au 35 mm pour la dernière cellule, qui passe plus près mais que ne lâchera finalement pas de foudre mais produira un très bel internuageux.




Voilà, pas mal d'erreurs donc mais au final je me suis régalé : enfin une sortie au long cours, sur un nouveau terrain, et avec la foudre au rdv !

 

A bientôt !

 

Vincent

 

samedi 4 juillet 2020

Orage surprise du 16 juin 2020 en région nîmoise (Gard)

Salut !


Retour rapide sur la soirée du 16 juin 2020 qui a vu un orage surprise se former au Nord de la ville de Nîmes et glisser ensuite vers les Costières.

 

Je n'avais pas misé sur le développement de véritables orages ce soir là, si bien que j'ai raté les 30 premières minutes de foudroiement bien sympathique avec de nombreux impacts bien ramifiés tombant en air sec !

 

Le temps de sortir de la ville et de trouver un semblant de point de vue dégagé au niveau de Bouillargues j'ai pu capturer mes premiers impacts de foudre nocturne de 2020. 

 

 







Début de saison toutefois très tardif et très poussif encore une fois... Les années passent et se ressemblent dans la région.

 

A suivre dans la journée, un récit de ma nuit orageuse sur le causse du Larzac quelques jours après cette mise en bouche.

 

A bientôt.

 

Vincent Lhermet.


dimanche 24 novembre 2019

Episode cévenol et crue de l'Hérault - 23 novembre 2019

Salut !

 

Ces derniers jours, les Cévennes ont été touchées par un épisode cévenol modéré (cumuls d'environ 200 à 250 mm sur le relief, ponctuellement plus). 

 

Les intensités de précipitations n'ayant jamais été fortes (pas de cumul horaire > 20 mm) il n'y a pas eu de crue catastrophique, mais étant donné la saturation des sols en cette fin d'automne (et la présence d'une petite couche de neige en altitude) les réactions hydrologiques ont tout de même été au rendez-vous avec des crues d'importance moyenne.

 

Je vous propose quelques photos de ces crues, dans la haute vallée de l'Hérault au pied du Mont Aigoual.

 

Première série à Valleraugue (30) où le pic de crue a atteint 2.41 mètres juste avant le lever du jour. Les photos sont réalisées juste après (le temps de laisser le jour se lever pour avoir suffisamment de lumière) avec une cote d'environ 2.25 m).

 

7h50 : vue sur le quai, qui reste encore assez largement à l'abri d'un débordement. Lors de la crue cataclysmique de septembre 1900, le cours d'eau était monté quasiment jusqu'au premier étage des maisons...


 

 

8h13 : l'Hérault occupe tout son lit moyen à la sortie du village.

 

 

 8h25 : le cours d'eau dans la traversée de Valleraugue.

 


 

8h30 : le débit est important, la pente et forte : on entend les gros galets et blocs s'entrechoquer dans le lit du fleuve.



 

8h55 : dans la vallée entre Valleraugue et Pont d'Hérault. Le cours d'eau, grossi par ses affluents et par de multiples ruissellements, commence à avoir une largeur respectable.

 

 

 

Place désormais à quelques images dans le secteur de Laroque (34) où la cote maximale a atteint 6.78 mètres.

 

 

11h04 : les habitants scrutent le fleuve, dans ce secteur sensible où il peut couper la route et rentrer dans les rez-de-chaussées. Le niveau est stabilisé, l'inquiétude s'estompe d'autant que la pluie a cessé et que le soleil commence à percer.

 

 

 

 

11h12 : dans les gorges le spectacle est impressionnant.

 

 

 

11h24 : toujours dans les gorges incisant le massif du Thaurac en arrivant à Saint-Bauzille-de-Putois. Les vagues sont impressionnantes même si la crue n'a rien d'extra-ordinaire.

 

 

 

 

Trois vidéos de ces crues :

La première : l'Hérault au niveau de Saint-André-de-Majencoules

La seconde : l'Hérault dans ses gorges vers Saint-Bauzille-de-Putois.

La troisième : le Rieutord (affluent de l'Hérault) au niveau de Sumène.





 

Voilà pour ce petit tour d'horizon, au final pas de gros dégâts dans le secteur et des pluies bienvenues après un printemps et un été marqués par une forte sécheresse.

 

A bientôt.

 

Vincent

jeudi 3 octobre 2019

Orages et moisson de foudre du 1er octobre 2019 dans le Gard

Salut !

 

La soirée du 1er octobre 2019 m'a offert une belle surprise orageuse au sein d'un automne décidément trop calme sur nos régions languedociennes. Vous allez voir que la capture de la foudre ne tient parfois à pas grand chose et qu'il faut une bonne dose de chance et de persévérance !

 

Les orages étaient prévus et ils ont été au rendez-vous. C'est toutefois sans grande conviction que je prenais la route en début de soirée : l'activité s'annonçait plutôt faible, noyée dans la masse et le balayage orageux très rapide.

 

Pour une fois je ne fonçais pas dans le tas, à savoir vers le piémont cévenol où les orages étaient déjà à l’œuvre dès la fin d'après-midi : je décidais de miser plutôt sur le Sud du Gard qui devait être touché plus tard dans la soirée. 

 

A la nuit tombée, le Nord de Nîmes était concerné mais rien de photographiable depuis les Costières où j'étais positionné : seuls de puissants flashs auxquels succédaient de lourds grondements lointains  trahissaient la présence de quelques puissants impacts dans la masse.


Rapidement j'étais enveloppé par la pluie, sans avoir pu réaliser la moindre image... Repositionné dans le secteur de Saint-Gilles, toujours sur les Costières, je commençaient à me dire que cette sortie allait être un énième fiasco, comme trop souvent cette année !

 

Je lançais toutefois des poses au cas ou... Quitte à être sur le terrain autant tenter le coup !

 

Vers 22h05 la pluie faiblissait pour quasiment cesser sur ma position quand tout d'un coup, sans aucun signe avant coureur, un impact bien net et bien lumineux surgit de nulle part tombait devant moi ! Pas de doute une jeune cellule était en train de s'activer sous mes yeux : un peu lointaine (entre Nîmes et Beaucaire) mais idéalement positionnée car sans pluie et sans nuages bas parasites entre la zone de foudroiement et moi.

 

22h08 : premier impact de foudre visible de la soirée. Pas loin d'être hors cadre mais bel et bien dans la boîte. Les lumières visibles à droite sont celles de Saint-Gilles.

 

 


22h09 : biiiim ! Quatre impacts simultanés (et même un cinquième hors cadre à gauche) éclairant un plafond nuageux magnifique ! En moins de deux minutes, la situation était passée d'orages très peu actifs à une situation de rêve pour la foudre.



 

22h10 : encore de superbes impacts de foudre ramifiés, bien nets dans l'air frais ! Les pointillés rouges correspondent à un avion venant de décoller de l'aéroport de Nîmes-Garons tout proche.

 



22h11 : le rythme des impacts n'est pas excessivement soutenu mais très régulier, environ 1 par minute. On distingue encore les lumières de l'avion qui poursuit son décollage.




22h12 : bouquet final avec encore des impacts simultanés.




La cellule se décalait ensuite rapidement sur les Bouches-du-Rhône avec encore beaucoup de foudre mais plus lointaine et davantage noyée dans les précipitations.

Quand je vous parlais de chance... Si cette cellule n'avait pas éclot à cet endroit (d'où j'avais une vue dégagée) et si je n'avais pas patienté jusqu'au dernier moment malgré l'absence d'éclairs vraiment visibles depuis 3 heures que j'étais sur le terrain je n'aurais ramené aucune image de ces orages...


Alors que là, en 5 mn de folie électrique j'ai pu capturer de très esthétiques impacts : assez inespéré sous cette dégradation orageuse somme toute très classique de début octobre.


En espérant quand même pouvoir assister à un véritable épisode méditerranéen d'ici la fin de l'automne !


Vincent.

samedi 14 septembre 2019

Orage du 31 août 2019 à Condrieu (Rhône)

Salut !


Pas de véritable récit comme habituellement aujourd'hui mais je souhaitais simplement vous partager cette belle capture d'un très puissant impact de foudre positif réalisée le 31 août 2019 depuis les contreforts du massif du Pilat sur les hauteurs de Condrieu (Rhône).


 

L'impact s'abat en rive gauche du Rhône (donc en Isère) juste en face de la ville de Condrieu.

De quoi patienter en attendant que l'automne languedocien daigne s'agiter...


Sinon cet été je suis allé faire un tour dans les déserts du Sud-Ouest des Etats-Unis entre Texas et Arizona en passant par le Nouveau-Mexique. Je vous montrerai quelques captures orageuses réalisées à cette occasion plus tard dans l'automne ou l'hiver.


A bientôt.


Vincent






dimanche 7 juillet 2019

Nuit d'orages au sommet de la Séranne (Hérault) - 6/7 juillet 2019

Salut !

 

La nuit dernière a été très orageuse sur les Cévennes. J'ai eu la chance de pouvoir observer ces orages depuis le sommet de la Séranne (environ 900 m d'alt), au-dessus de Ganges dans l'Hérault.

 

Même si la foudre n'a malheureusement pas été au rendez-vous, le spectacle et les ambiances valaient le détour. Je vous propose un petit récit en images de cette nuit sauvage.


J'arrive sur le sommet dès le milieu d'après-midi : la chaleur humide est écrasante mais les tentatives de convection (entre Larzac et Cévennes) n'aboutissent pas. Je patiente à l'ombre avec un peu de lecture.


En fin de journée, une poussée convective plus franche se développe sur la Lozère. Un puissant cumulonimbus va se mettre en place. Je suis loin mais le spectacle est magnifique avec les couleurs de la fin de journée.


21h43 : le sommet du cumulonimbus vire au rose au coucher de soleil. La vue est parfaite depuis mon nid d'aigle au-dessus des gorges de la Vis.



 

21h54 : l'orage est virulent. Le sommet pénétrant (à gauche) est là pour en témoigner. Les boursouflures de l'enclume sont également un indice de la sévérité de l'orage. J'espère un impact extranuageux mais il ne viendra pas... J'observe simplement de petites décharges latérales sortant du nuage mais n'entrant pas en contact avec le sol.

 

 

 

22h11 : l'orage se régénère par l'arrière avec de puissantes poussées convectives visibles à gauche de l'image. Toutefois son évacuation vers l'Ardèche et la vallée du Rhône est inéluctable. Il s'éloigne petit à petit.

 

 

La nuit tombe et le calme revient, simplement interrompu par les cris des rapaces nocturnes et des renards. La suite est prévue bien plus tardivement, je m'endors dans la voiture.

 

2h00 : je me réveille et ô surprise ! Je me retrouve enveloppé dans un banc de stratus : visibilité nulle ! Je regarde le radar qui reste désespérément vide sur le SO là où sont sensées naître les orages... Je me rendors d'un oeil.

 

30 minutes plus tard : je vois les étoiles au zénith (toutefois très troublées par l'atmosphère très humide) mais les vallées sont sous une mer de nuages ! Le stratus fini par remonter et m'enveloppe à nouveau. Les orages sont en train de naître sur le Tarn !


A nouveau un petit somme et au réveil les flashs sont visibles, l'orage progresse très vite sur l'Aveyron. Malheureusement je ne vois rien à cause de ces satanés nuages bas... Une légère trouée me laisse apercevoir furtivement une énorme enclume, hystériquement éclairée par d'incessantes décharges.

 

Je descends de 250 mètres d'altitude pour tenter d'échapper aux stratus mais c'est peine perdue : ils sont certes moins épais à 650 m d'altitude mais ils bouchent tout de même le paysage lointain. Je me résigne à attendre l'arrivée de l'orage en me disant qu'il va dissiper cette purée de pois. 

 

Un grondement quasi continu approche tandis que le ciel est aveuglant : la lumière des décharges électriques se diffuse dans les stratus et le ciel clignote d'une façon stroboscopique : ambiance surréaliste !!!

 

L'orage arrive enfin, sous la forme d'un front de rafales qui balaye les nuages bas en 1 mn chrono. Le paysage se dégage.

 


4h55 : une base surbaissée me survole tandis que la ville de Ganges réapparaît, 500 mètres plus bas en altitude. Seulement quelques gouttes sur ma position alors que la ville a essuyé un déluge.




4h57 : je suis à l'arrière de l'orage. Des décharges se laissent voir mais je n'ai pas les impacts au sol. Le paysage est illuminé en permanence avec plusieurs éclairs par seconde.





05h01 : toujours cette ambiance féérique. L'orage est très puissant, les poussées convectives bien nettes.




05h06 : toujours pas d'extranuageux à l'arrière de l'orage qui s'évacue plus franchement vers le Gard. Des grêlons de 4 cm tomberont sous cette cellule, dans le secteur de Pompignan et de Quissac notamment.




Je décide de remonter vers le sommet car une petite cellule est en train d'éclore plus au Sud-Ouest vers le Mont Saint-Baudille.


Je suis idéalement placé mais toujours pas de foudre ! C'est rageant !


5h38 : le jour se lève et le petit orage transite sous mes yeux, avec le Pic Saint-loup en arrière plan.




5h43 : malgré la beauté de cette convection isolée, je suis déçu que l'orage ne lâche pas un seul impact de foudre... Mais ça n'était pas une situation propice, il faudra encore patienter !




Il est désormais temps de redescendre dans la plaine, accompagné des lièvres qui profitent de la fraîcheur matinale.


Au final, malgré la frustration liée à l'absence de foudre visible, ce fut tout de même une sacrée expérience ! Cela faisait un moment que je n'avais pas passé une nuit entière dans la nature avec l'orage, et dans un cadre d'une aussi grande beauté.


Vivement les prochains !


A bientôt.


Vincent